Programme du 4e FMSD

Vous trouverez ci-dessous les activités qui seront présentées du 25 au 27 mars dans l’espace du Forum Mondial Sciences et Démocratie sur le site de l’Université de Tunis El Manar (Faculté de Droit, Carrefour de la Citoyenneté).

Pour la journée du 24 mars, nous invitons les participants du Forum Mondial Sciences et Démocratie à se joindre aux manifestations organisées par le Forum Social Mondial.

Le FMSD se déroulera tous les matins du 25 au 27 mars, laissant ainsi la possibilité aux participants de se joindre aux activités du Forum Social Mondial pendant le reste de la journée et ainsi favoriser les convergences.

Le programme ci-après est susceptible d’être complété et modifié à la marge : FMSD_Programme_FR

NB. Nous vous rappelons que la participation au FMSD est libre mais nécessite une inscription individuelle au Forum Social Mondial est nécessaire.

Affiche 4e FMSD

25 mars // 8h30 – 11h00

Session d’ouverture du Forum Mondial Sciences et Démocratie dédiée à Vinod Raina
Cette session sera consacrée au scientifique et activiste Vinod Raina. Cette figure de l’altermondialisme nous a quittés en septembre 2013. Il a participé non seulement au développement du Forum Social Mondial mais aussi à celui du Forum Mondial Sciences et Démocratie depuis ses débuts. Ses engagements pour la paix, l’éducation, la prise de conscience des chercheurs et leur investissement dans les activités de la société civile feront partie des sujets qui jalonneront cette session inaugurale. Elle constituera une formidable rampe de lancement pour trois demi-journées de travaux.
Avec notamment : Anita Rampal (BGVS, Inde), Amit Sengupta (AIPSN, Inde), Pat Mooney (ETC Group, Canada), Fabien Piasecki (Fondation Sciences Citoyennes, France), Gus Massiah (IPAM, Conseil international du FSM, France), Hamouda Soubhi (Alternatives, Maroc)…

25 mars // 11h30 – 14h00

Atelier : La science est un bien commun ! Expérience de deux associations et perspectives pour agir
Nous ferons état des réflexions et des pratiques de deux associations (l’association Science et Bien Commun au Québec et l’association pour une Fondation Sciences Citoyennes en France) ouvertes à la fois à des universitaires et à des non-universitaires dont l’objet est de militer dans la société civile et en milieu universitaire pour faire de la science un bien commun ; nous tâcherons de montrer que ces expériences sont pertinentes pour d’autres pays et discuterons des conditions de leur extension.
Avec notamment : Samir Hachani (Association Science et Bien Commun, Québec, Algérie), Rémi Barré (Fondation Sciences Citoyennes, France)…

Atelier : Exploitation minière et contrôle citoyen
Le panel « Exploitation minière et contrôle citoyen » a pour objectif de tracer, à partir de quelques exemples précis, les grandes lignes d’une enquête comparative (incluant notamment l’Afrique et l’Amérique latine) des cadres juridiques (codes miniers, place des pouvoirs publics locaux, etc.) et des formes d’organisation et de mobilisation citoyennes autour des pratiques extractives, qu’elles soient industrielles ou artisanales. Ce partage d’analyse et d’expérience devrait s’inscrire dans la durée grâce à la mise en route d’un réseau international Terres et mines, réunissant Recherche publique, ONG, associations, syndicats, professionnels des domaines d’activités concernés. La rencontre de Tunis s’inscrit dans un calendrier de rencontres tant en Afrique subsaharienne qu’en Europe (Ouagadougou, février et décembre 2015, Paris, juillet 2015).
Avec notamment : Michèle Leclerc Olive (CORENS, CIBELE, IRIS, France), Larbi Bouguerra (Tunisie), Achille Ngwanza (Cameroun)…

Atelier : Université du XXIe siècle
La société du XXIè siècle devrait être la société de la connaissance et de l’émancipation humaine par la satisfaction des besoins humains et la citoyenneté généralisées. L’orientation prise par la plupart des dirigeants tourne le dos à cette ambition. Les piliers que devraient être la recherche et l’éducation sont négligés ou soumis aux besoins des marchés. Le savoir tend à être ramené à des savoir-faire ; l’obscurantisme et l’irrationnel refleurissent. L’accès universel au savoir –quelque soit l’origine géographique ou sociale, le sexe , l’ethnie ou la religion – est un défi majeur : nous focaliserons notamment sur le cas du continent africain en élaborant ensemble -mouvements citoyens et monde académique du « Sud » comme du « Nord »- les diagnostics, les propositions et les interventions nécessaires. Le type de savoir est aussi à redéfinir : l’éducation rationnelle et critique ainsi que l’apprentissage de la démocratie sont à réinventer. Quels contenus, quelles pédagogies, quelles institutions, quels personnels pour ce faire ?
Avec notamment : Isabelle de Mecquenem et Pierre Chantelot (SNESUP, France), Smati Zoghbi (SNCP, Algérie), un représentant de la FGESRS (Tunisie), Jean-Paul Lainé (Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques)…

26 mars // 8h30 – 11h00

Atelier : Former des ingénieurs citoyens
Il est crucial que le regard critique ait une place au sein des écoles et universités, sur le contenu même des enseignements et leur adéquation avec l’exigence d’un exercice éthique du métier d’ingénieur. Dans la poursuite de ce but plusieurs initiatives ont émergées, que ce soit à travers la construction des fondamentaux pour un cursus citoyen, la mise en débat des formations en termes de contenu et de gouvernance par et pour les étudiants en ingénierie, la mise en réseau entre les acteurs engagés dans la formation des ingénieurs « citoyens », et la construction de ponts entre la recherche universitaire et l’action militante sur le sujet. L’atelier proposera un échange sur ces questions et sur les mises en application possibles dans différents pays, en s’appuyant sur l’expérience d’étudiants en Tunisie, et de membres d’Ingénieurs sans frontières France et Belgique.
Avec notamment : Judith Pigneur (Ingénieurs sans frontières, France), un représentant d’ISF Belgique, Aïda Bergaoui Sriha (Atuge, Tunisie)…

Atelier : La société civile en action pour la gouvernance des technologies émergentes : nanotechnologies et biologie de synthèse
Nous comprenons celle qu’on appelle « gouvernance de l’environnement » comme une structure de gouvernement, d’administration, ayant des revendications de souveraineté sur l’ordre mondial normatif, dissimulant des processus d’accumulation par dépossession des biens communs. Notre intérêt est de penser et d’apprendre des expériences de luttes pour la justice sociale et environnementale pour réaffirmer la priorité des droits collectifs sur la propriété privée et le profit et la marchandisation de la nature.
Avec notamment : Jim Thomas (ETC Group, Canada), Mauricio Berger (Argentine), Niclas Hällström (What Next Institute), Michael Reinsborough (Breaking the Frame, Royaume-Uni), Synenergene (European Union project on Responsible Research and Innovation in Synthetic Biology), Synbiowatch…

Atelier : Les enjeux et les défis de la démocratie participative en Tunisie
Dès la chute du régime autoritaire en Tunisie, les gouvernements locaux sont pris d’assaut par un grand nombre de revendications. Très vite, il apparaît qu’il y a un besoin urgent d’avoir un niveau local de gouvernement plus à l’écoute des préoccupations des citoyens. Il ressort notamment un besoin impératif de coproduction de l’action publique locale. A cet égard, la démocratie participative en Tunisie se présente non comme une réponse à un échec d’une démocratie représentative jamais expérimentée, mais comme une réponse à une nécessaire radicalité démocratique. Ça n’est pas un hasard si la nouvelle constitution post-révolutionnaire consacre le principe de la démocratie participative dans son chapitre sur l’autorité locale. Au delà de la déclaration de principe, une telle entreprise ne va pas sans difficultés. Les premières expériences de budget participatif conduites en Tunisie sont là pour le rappeler. Le cadre réglementaire et les modes de financement de ce projet sont à penser. Notre atelier vise à participer de ce mouvement de réflexion.
Avec notamment : Lofti Tarchouna (Doyen de la Faculté de sciences juridiques et politique de l’université de Sousse, Yosry Magdiche (Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation-CFAD), Yassine Turki (Association Tunisienne des Urbanistes-ATU), Hmed Guidara (directeur financier de la Mairie de Sfax), Bèdis Bouziri (Mairie de La Marsa), Ghazi Gherairi (Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis)…

26 mars // 11h30 – 14h00

Atelier : Sciences, technologies et crise climatique : promouvoir le rôle essentiel d’une recherche appropriée et éviter les « fausses solutions » (gaz de schiste, géo-ingénierie…)
À l’approche de la conférence onusienne sur le climat, COP21 (qui se tiendra à Paris en novembre-décembre 2015), il s’agira de présenter les travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) mais aussi de proposer un regard critique sur les orientations de la recherche industrielle dans le domaine climatique. Nous aborderons également ce que nous considérons comme de « fausses solutions » proposées pour faire face dérèglement climatique (géo-ingénierie, extraction du gaz de schiste…).
Avec notamment : Jim Thomas (ETC Group, Canada), Antoine Simon (Friends of the Earth, Europe), Chantal Pacteau (SNCS, France), Fabien Piasecki (Fondation Sciences Citoyennes, France), Christian Pilichowski (Transform!, Europe), Michael Reinsborough (Breaking the Frame, Royaume-Uni)…

Atelier : Éthique et responsabilité des travailleurs scientifiques
Les travailleurs scientifiques sont interpellés quant à leur responsabilité, en tant que citoyens et citoyennes, relativement aux méfaits attribués à la technoscience. Il y a un lien entre technoscience et croissance. Le séminaire portera sur influence du contexte économique et politique pour favoriser un comportement responsable. En particulier, quelles protections ou garanties juridique et sociales faut-il assurer ? Cette question est soulevée au moment où l’Unesco prépare une révisons de la « Recommandation de de 1974, concernant la condition des chercheur(e)s scientifiques. »
Avec notamment : André Jaeglé (Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques), Les Levidow (Open University, Royaume-Uni), un représentant de l’UNESCO…

Atelier : Éducation à la science, à la transition et à la citoyenneté
L’éducation par la mise en pratique de principes, d’actions et d’expériences constitue un des moyens précieux de la prise de conscience des enjeux liés à la citoyenneté et à la science en général, aux changements climatiques et aux transitions en particulier. Elle doit se donner les moyens d’informer et de mettre à disposition les savoirs mais aussi développer chez les plus jeunes l’envie et la capacité d’agir.  Réinterroger les valeurs et les pratiques de l’éducation en tant qu’élément fondamental de l’appropriation de son environnement et de mises en action sur les territoires s’avère plus que nécessaire. À partir d’expériences menées en Inde, en Tunisie et en France, il s’agira de montrer à quel point ces questions constituent un enjeu démocratique majeur.
Avec notamment : Anita Rampal (BGVS, Inde), Hend Khiari (Ministère de l’Éducation, Tunisie), Fanny Simon (Petits Débrouillards, France), Wided Oueslati (Tunisie)…

27 mars // 8h30 – 11h00

Atelier : Recherche citoyenne, communautaire et participative pour le changement social et démocratique
Les recherches communautaire et participative ont-elles eu une influence à même de guider les mouvements alternatifs pour un changement social et démocratique ? Ont-elles permis une transformation radicale des institutions via une utilisation des savoirs, des sciences et des technologies ? Si oui, comment cela a-t-il été rendu possible ? Le séminaire fournira un espace pour proposer une vision cohérente et mettre en oeuvre des méthodes pour nourrir les engagements citoyens, partager des approches collaboratives et la création de connaissance en promouvant des expériences de changement social et démocratique au service de tous. Le débat rendra compte des leçons apprises dans différentes régions du monde ainsi que leurs spécificités, examinera les effets « transfrontaliers ». Les échanges lors de ces ateliers seront internationaux par nature et auront pour objectif de conduire à des recommandations et des plans d’action.
Avec notamment : Khan Rahi (Canada), Rémi Barré (Fondation Sciences Citoyennes, France), Bénédicte Goussault (AITEC, France), Mounir Hassine (FTDES, Tunisie), Mauricio Berger (Argentine), Boubacar Kante (Enda Tiers-Monde, Sénégal), Amit Sengupta (AIPSN, Inde)…

Atelier : Espaces et outils collaboratifs pour la démocratie
Cet atelier propose d’échanger sur une variété de projets contribuant à « injecter » les valeurs démocratiques à différents niveaux (de la communauté au global)… Parmi les sujets abordés, nous pouvons citer l’initiative pour un « Internet Social Forum » (qui aura vocation à aborder la régulation et la gouvernance de l’internet, le rôle que la société civile devrait y jouer…) mais aussi l’exemple d’un système de vote novateur et efficient, « Démocratie 2.1″ pour faciliter la prise de décision. De nouvelles méthodes et plateformes collaboratives seront également présentées.
Avec notamment : Prabir Purkayastha (Inde), Lex Paulson (États-Unis d’Amérique), Karel Janeček (République tchèque), Léa Laval (France)…

27 mars // 11h30 – 14h00

Session de clôture du Forum Mondial Sciences et Démocratie : bilan et perspectives
Il s’agira de dresser le bilan du 4e Forum Mondial Sciences et Démocratie, de présenter les initiatives ou projets qui auront pu émerger au cours des trois jours de débats et d’échanges. Nous discuterons également des perspectives du FMSD en matière de gouvernance notamment.

 

Disponible en / Available in: Anglais

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